Partager l'article ! Rembrandt et moi: Je ne vais pas ici commencer par raconter ma rencontre avec Rembrandt. Pas tout de suite, ça serait trop long, indigeste, ennu ...
Je ne vais pas ici commencer par raconter ma rencontre avec Rembrandt. Pas tout de suite, ça serait trop long, indigeste, ennuyeux à
coup sûr. En revanche, je vais essayer, en m'appuyant sur des images, les siennes, ou plutôt les miennes, enfin les miennes d'après les siennes, de révéler quel est mon Rembandt. Comment je le
vois ? Pourquoi il est si important, et ce que tous les jours il m'apporte !
Il y à déjà des tonnes de bouquins écrits sur lui, par les plus grands historiens de l'art comme Focillon, Thoré
Burger, Chritopher Wright. Il y a même, d'immenses spécialistes qui corroborent ou qui infirment ce que d'autres immenses spécialistes ont écrit avant. On, pronom indéfini qui désigne
celui qui l'utilise, se régale.
Je dirais ce que je voudrais comme ça me chantera, image après image, il n'y a aucun risque tout a déjà été dit.
J'ai gratté ces quelques images en relançant ma presse, au fond des bois ou j'ai installé mon atelier. Évidemment, il y a quelques
différences avec les originaux mais je suis assez contant du résultat.
Faire une copie de gravure de Rembrandt d'après un reproduction au format, même très bonne, n'est pas facile mais je dois dire que ça m'éclate assez. J'apprends beaucoup. La prouesse technique
réside dans deux choses: retrouver la spontanéité inouïe de ce bon vieux génie de Van Rinj, et arriver au même contraste, la même densité de trait avec une pointe sèche sur du plastique.
Impossible! Mais c'est le propre de l'art d'essayer de rendre visible, audible, sensible ce qui est impossible.
Le système de numérotation des images suit la numérotation selon Bartsch dans son catalogue de 1797. Même si cette numérotation est contestée par certains, elle
permet à chacun de s'y retrouver sur les 289 planches existantes.
Cette revue n'est pas seulement destinée aux collectionneurs et connaisseurs d'estampes. Elle me permet de présenter, de partager et de faire vivre l'oeuvre gravée
de Rembrandt qui englobe des autoportraits, des sujets bibliques, allégoriques, érotiques, des études de mendiants, des paysages, des nus et des portraits comptant parmi les chefs d'oeuvres de
l'art graphique.
Pour toutes informations sur le format des plaques (en général identique à l'original), au format du papier, à sa qualité, au nombre d'exemplaires réalisés, le prix des planches, une seule
adresse amouroux.cyril@free.fr
Le cochon. B. 157
Avec pointe sèche.D'après le premier état sur deux. Signé daté Rembrandt F. 1643. Haarlem.
J'ai une tendresse particulière pour ce cochon. Je le trouve vraiment émouvant. Rembrandt en a fait un sujet
sympathique, presque souriant. Bien qu'étant le personnage principal de l'image (de part le traitement de son pelage), c'est dans l'arrière plan que réside tout l'intérêt de cette
image. Une famille entière en quelques traits. La mère penchée sur sa petite fille semble lui parler en présentant le cochon que l'on va sacrifier très bientôt.Le fils aîné se tient au
dessus avec le père dans l'entrebâillement de la porte. Ce dernier tient une hache et regarde son fils cadet qui traverse la scène en courant, un sac sous le bras. Le pitchou regarde par dessus
son épaule, hors champs, de façon amusé pour voir si son poursuiveur arrive. Que de vie en si peu de traits! Quelle économie de moyen pour céer cette scène riche et
mouvementée.
Rembrandt appuyé. B . 21
D'après le Second
état.Signé et daté Rembrandt f. 1639. Haarlem
Un des plus célèbres autoportraits gravés du maître.